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Mar 20

La casse de Météo-France continue – Merci l’UE

La casse du service public météorologique français continue.

Les syndicats de Météo-France appellent à la grève le 22 mars prochain. Le service national de météorologie devrait perdre 500 postes sur 3000 d’ici 2022. En Occitanie, les centres d’Albi, Blagnac, Montpellier, Nîmes et Perpignan pourraient disparaître. Clermont-Ferrand en Auvergne .

Météo-France veut les remplacer par des prévisions automatisées par ordinateur.

En février dernier, en plein chassé-croisé des vacances d’hiver, les prévisionnistes de Météo France dans les Alpes se sont mis en grève pendant plusieurs jours. “En temps normal, un prévisionniste local corrige les données brutes issues des modèles informatiques suivant les phénomènes qu’il a pu observer par le passé. Pendant la grève, sans prévisionniste, les bulletins météo ont été automatisés mais le supercalculateur a fourni des informations erronées. Résultat, des automobilistes ont été bloqués sur la route car il a neigé dès 200 mètres d’altitude au lieu des 1200 mètres annoncés par le modèle informatique”, raconte Lionel Althuser, délégué CFDT à Météo France.

L’idée pour les grévistes était de montrer ce que pourrait devenir le service national de météorologie si le plan de réforme de la fonction publique (baptisé Action publique 2022) lancé par le gouvernement est mis en application. Selon l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, Solidaires) de Météo France qui appelle à nouveau à la grève ce jeudi 22 mars, “95 emplois seront supprimés dès 2018 et 500 au total d”ici 2022 (sur plus de 3000 postes) alors que Météo-France en a déjà perdu environ 700 au cours des 10 dernières années”. Interrogé par Le Monde, le PDG de Météo-France Jean-Marc Lacave précise que 700 départs à la retraite sont prévus sur la période, “personne ne partira donc de manière forcée”.

Les sites locaux d’Albi, Blagnac, Montpellier, Nîmes et Perpignan amenés à disparaître

Reste que “dans la seule région Occitanie, cinq sites locaux sont menacés de fermeture à terme” selon l’intersyndicale : Albi (8 postes selon Solidaires), Blagnac (18), Montpellier (10), Nîmes (6) et Perpignan (8).

“En France, le nombre de centres locaux de prévision a déjà été divisé par deux depuis les années 2000, passant de 108 à 55 aujourd’hui. Ces dernières années, en Occitanie, des sites ont fermé à Montauban, Saint-Girons et Carcassonne”, rappelle Clément Pesta, délégué CGT.

En revanche, difficile de connaître l’impact de la restructuration sur la Météopole de Toulouse, centre névralgique de Météo-France avec 1000 agents représentant un tiers de l’effectif français.

Le métier de prévisionniste bouleversé

Surtout, les syndicats s’inquiètent du devenir du métier de prévisionniste. Selon eux, la direction de Météo-France privilégie une automatisation des prévisions en se basant sur des algorithmes. “C’est possible sur des territoires très plats. En Angleterre, par exemple, il n’y a plus de centres locaux et cela fonctionne très bien. En revanche, sur les reliefs, les modèles informatiques fournissent des prévisions moins fines, ils peinent par exemple à déceler la limite pluie-neige en montage”, décrit Lionel Althuser.

D’autant qu’avec le réchauffement climatique, les besoins en climatologie pourraient grandir. “Dans les Pyrénées, pour s’adapter au changement climatique (et sortir d’une économie locale dépendante du ski, ndlr), les élus ont besoin de connaître des modèles climatiques. Comment faire avec moins d’effectifs ?”, s’interroge-t-il.

Enfin, le syndicaliste alerte sur le devenir de l’École nationale de la météorologie implantée à Toulouse et chargée de former les futurs agents de Météo France. “La direction parle d’un rapprochement entre l’école et la recherche”. L’intersyndicale défilera avec le cortège du service public le 22 mars dans les rues de Toulouse.

(Article de journal trouvé sur internet )

 

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